AVC DE L'ENFANT

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AVC DE L'ENFANT (Attaque Cérébrale ou AVC du Nourrisson et de l'Enfant) a partagé la photo de Citations. ... Voir +Voir -

02/03/17  ·  

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L’AVC du nouveau-né entraine des séquelles motrices d’ampleur variable

​Des chercheurs et neuropédiatres ont publié dans la revue Human Brain Mapping les résultats d'une étude1 réalisée à Neurospin conjointement avec les CHU de Saint-Etienne et d'Angers, chez des enfants de 7 ans ayant connu un AVC au cours des premières heures ou des premiers jours de vie. Ces enfants font partie de la cohorte nationale nommée 'AVCnn' pour 'Accident Vasculaire cérébral du nouveau-né'.

Cette étude analyse les relations entre les lésions cérébrales visualisées en IRM et les troubles moteurs chez des enfants de 7 ans et montre que les lésions localisées à proximité du faisceau cortico spinal ont des conséquences motrices importantes, en renforçant l'hypothèse que la plasticité du système moteur du tout petit n'est que très partielle.

Très fréquent chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral existe aussi chez l'enfant et chez le nouveau né. Cet accident, spontané, donne lieu à une perte de fonction cérébrale due à un défaut d'irrigation de ces régions. Chez le nouveau-né, il peut survenir dans les premières heures de vie (entre 15 et 30 cas pour 100 000 naissances), en se manifestant par des convulsions, une pause respiratoire ou des anomalies du tonus, voire passer inaperçu. Une étude IRM réalisée sur 38 enfants de 7 ans issus de la cohorte AVCnn (ayant souffert d'un AVC à la naissance), a été menée à NeuroSpin, avec comme objectif de mettre en évidence des corrélations entre la présence des séquelles motrices consécutives aux accidents ischémiques neonatals, et les caractéristiques des lésions à l'âge de 7 ans.

Cette étude a permis notamment de confirmer qu'un AVC aux premiers stades de la vie ne s'accompagne pas toujours de séquelles sur le contrôle moteur, puisque seulement 1/3 des enfants avaient une paralysie cérébrale unilatérale. Par ailleurs, les caractéristiques de l'AVC (localisation et taille) étaient très corrélées à l'existence d'un déficit moteur. En effet, certains enfants dont les lésions étaient parcimonieuses dans le système moteur primaire, n'ont pas développé de paralysie cérébrale (PC ou IMC) tandis que les enfants ayant des lésions endommageant au moins deux zones cérébrales impliquées dans le contrôle moteur, ont développé une paralysie cérébrale. Et parmi ces lésions, celles dont les conséquences sur le contrôle moteur étaient les plus néfastes touchaient le faisceau cortico-spinal, faisceau qui relie le cortex cérébral moteur aux motoneurones de la moelle épinière.

Ces résultats, issus d'une méthodologie nouvelle d'analyse des données morphologiques cérébrales, constituent un pas dans la compréhension du pronostic des accidents ischémiques chez les nouveau-nés, et pourraient permettre d'améliorer la prise en charge très précoce des petits patients. En effet, ils suggèrent que la plasticité du système moteur du nouveau-né est partielle, puisque aucun enfant avec des lésions significatives dans le système moteur n'était indemne de difficultés motrices à l'âge de 7 ans, ce qui incite à une prise en charge rééducative très précoce et soutenue.
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05/02/17  ·  

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L'AVC DE L'ENFANT: BIEN LE CONNAÎTRE POUR LE TRAITER À TEMPS

Les symptômes de l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) de l'enfant sont mal connus des praticiens en général, si bien que la prise en charge de cette maladie est souvent effectuée avec un certain délai.

L'échographie comme mode d'exploration en périnatal
C'est ce qu'a révélé, en ouverture du Congrès annuel de la SFIPP le 12 septembre 2015 à Nice, le Dr Christian Richelme, neuropédiatre au sein de l'Hôpital Lenval de Nice. L'AVC de l'enfant est dix fois moins fréquent que chez l'adulte. Mais il provoque des séquelles souvent plus importantes, avec un taux de 20% de décès. Il peut être d'origine ischémique, hémorragique ou traumatique. L'AVC périnatal a un pronostic assez bon quant au déficit moteur qu'il peut engendrer, au contraire des déficits cognitifs ou comportementaux, plus importants. Pour le Dr Myriam Chami, qui a évalué sa prévalence à 1/10 000 grossesses, l'échographie est la modalité de base pour en découvrir l'étiologie ou les répercussions fonctionnelles sur le cerveau. Les images échographiques qu'elle a présentées ont montré des lésions ischémiques sur l'artère cérébrale moyenne ou des anévrismes de la veine de Galien avec communication artério-veineuse notamment.

Une cohorte de 80 patients suivis par le réseau français de référence
En post-natal, les AVC dus à une artériopathie cérébrale sont d'étiologies diverses, du sydrome post varicelle à l'infection, en passant par les maladies systémiques ou post-irradiation. Ils ont une prévalence de 1/4 000 naissances, soit 100 cas par an environ. Le Dr Béatrice Husson, radiopédiatre et coordonnateur du Réseau du Centre National de Référence pour l'AVC de l'enfant, a précisé lors de son intervention, que devant la clinique peu parlante de ces accidents ischémiques, l'imagerie est la clé du diagnostic. La cohorte française de jeunes patients suivis par ce réseau comprend 80 enfants. Ils présentent à 59% une évolution défavorable, dont 32% souffrent de paralysie plus ou moins prononcée, 28% un retard scolaire et 49% un retard de langage.

L'IRM, examen de référence pour l'AVC du nouveau-né
Contrairement à la phase périnatale, c'est l'IRM qui est l'examen préférentiel en post-natal, au détriment de l'échographie transfontanellaire. On y explore notamment des atteintes du faisceau cortico-spinal responsables d'hémiplégies. Les lésions emboliques, quant à elles, sont en général des thromboses de l'artère sylvienne créant des vascularisations parallèles assez rapidement, si bien que l'angiographie par IRM tardive n'est pas parlante. Du côté de l'AVC hémorragique, la symptomatologie est quant à elle aigüe. Il est du, le plus souvent, à des malformations vasculaires, des tumeurs cérébrales ou des affections hématologiques.

Des traitements sujets à discussion
Chez l'enfant et l'adolescent, enfin, la prévalence de l'AVC est de 2/100 000. Des épisodes aigüs de chutes ou de céphalées peuvent évoquer une affection de ce type, mais, dans 4 cas sur 5, la cause est toute autre. Le diagnostic est fait par une IRM sans injection, qui ne nécessite qu' 1/4h d'examen, où seront réalisées des séquences de diffusion, T2 écho de spin, FLAIR et une ARM du polygone de Willis, et des artères cervicales. Au rayon des traitements, un épisode embolique peut faire l'objet d'une thrombolyse pour les enfants de plus de 14 ans et plus de 40 kg. Si elle est réalisée dans les 3h, le pronostic peut s'avérer tout à fait satisfaisant. Des endarteriectomies sont également proposées mais cela a fait l'objet de discussions lors de la table ronde organisée en fin de session.

Au final, les orateurs clamé d'une seule voix la nécessité d'une formation spécifique des médecins généralistes, pédiatres et urgentistes sur ce thème, afin de réduire significativement les délais de prise en charge et réduire les séquelles auxquelles ces enfants ont à faire face.

Bruno Benque
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05/02/17  ·  

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Une étude clinique pour améliorer
les mouvements chez les enfants hémiplégiques
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08/12/16  ·  

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