Dépression post AVC

La dépression est le trouble affectif le plus fréquent après un accident vasculaire cérébral. Le diagnostic de la dépression post-AVC exige un bilan précis, basé sur l’histoire clinique ainsi que sur des examens cliniques complémentaires. La dépression post-AVC est considérée précoce lorsqu’elle apparaît au cours des trois premiers mois suivant un infarctus ou une hémorragie cérébrale, et tardive passée cette période. Les symptômes de la maladie dépressive sont de trois types : affectifs, somatiques et cognitifs. Les symptômes affectifs sont généralement : réactivité émotionnelle réduite, anédonie, isolement social et tristesse. Les symptômes somatiques incluent fatigabilité, constipation, altérations de l’appétit (anorexie et hyperphagie), altérations du rythme veille-sommeil et diminution de la libido. Sur le plan cognitif, on note des difficultés de concentration, des sentiments de désespoir, de culpabilité, d’inutilité. Des troubles de la perception sensorielle et des hallucinations peuvent également apparaître.

Pour ce qui concerne le traitement, de nombreuses études contrôlées avec placebo démontrent l’efficacité des antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, nortriptyline), de la trazadone et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (citalopram, fluoxétine).

Les patients victimes d’infarctus cérébral souffrent généralement de cardiopathie et prennent de nombreux médicaments (qui augmentent avec la tranche d’âge) comme anticoagulants (warfarine), anticonvulsivants (valproate, carbamazépine, phénitoïne), anti spastiques (baclofène, tizanidine) ou anti arythmiques. La prescription d’antidépresseurs doit être scrupuleusement étudiée en fonction des risques d’interactions médicamenteuses.

Source : Réseau SARAH-BRASÍLIA

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