Diagnostic

COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UN AVC CHEZ UN BÉBÉ ET UN ENFANT ?

Il faut d’abord constater la présence de signes et de symptômes décrits plus haut et envisager un diagnostic. Ensuite, par imagerie du cerveau on cherchera à confirmer l’AVC et son type.

Les professionnels de la santé, interrogeront l’enfant et ses parents pour obtenir des renseignements sur :

• La santé et la grossesse de la mère

• Les antécédents familiaux (parents et parents par le sang)

• Les problèmes médicaux ou les maladies à l’accouchement

• Les jalons du développement de l’enfant – quand il a commencé à ramper, marcher, parler

• Les comportements normaux et le niveau d’apprentissage – changements récents observés

• Les détails des symptômes neurologiques

• Les questions médicales connexes : infections, traumatismes, pharmacothérapie, etc.

 

Un diagnostic rapide est important si on désire minimiser les risques de dommages au cerveau. Les médecins s’appuient sur les appareils d’imagerie et sur d’autres tests afin de savoir ce qui s’est produit dans le cerveau de l’enfant :

  • Scanner cérébral: Également appelé Tomodensitométrie (TDM); on trace, à l’aide de rayons X, une image détaillée de la région de cerveau affectée.  Cet examen permet de confirmer si l’enfant a subi un AVC, de quel type, et dans quelle(s) zone(s)  du cerveau il est survenu.
  • Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) cérébral: Il permet une analyse à distance, très fine et très précise du cerveau, permettant ainsi de visualiser des micro détails non visibles sur un scanner. Les données recueillies sont ensuite traitées par un ordinateur et les images sont alors visibles en 2 ou 3 dimensions.
  • Scintigraphie cérébrale : Cette technique d’imagerie permet aux professionnels de santé d’examiner le tissu cérébral, le débit sanguin et les liquides dans le crâne.Ce sont souvent les premières épreuves auxquelles pensent les médecins quand ils croient qu’il s’agit d’un AVC. Ces images permettent de déterminer si l’AVC est dû à un caillot (ischémique) ou à un épanchement de sang (hémorragique). Parfois un agent colorant est utilisé pour mieux voir le réseau d’artères et de veines et aussi pour vérifier s’il y a un blocage.
  • Angiographie cérébrale: C’est une technique d’imagerie médicale portant sur les vaisseaux sanguins qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards. Elle impose l’injection d’un produit de contraste. On parle d’artériographie pour l’exploration des artères et de phlébographie pour celle des veines.
  • Analyse des antécédents obstétricaux (grossesse et accouchement),
  • Analyse du sang On peut aussi faire des analyses de sang afin de savoir si votre enfant souffre d’un trouble de coagulation sanguine, ainsi que des analyses permettant de déceler les infections ou les maladies qui peuvent avoir créé une prédisposition à l’AVC.
  • Ponction lombaire Prélèvement de moelle épinière afin de dépister les signes d’infection ou d’inflammation du système nerveux.
  • Électrocardiogramme (ECG)  : L’ECG est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. Des électrodes sont posées sur la poitrine afin de mesurer l’activité cardiaque et aident à exclure un problème de rythme qui peut être une cause d’AVC. Cette technique par ultrasons produit des images animées du cœur et peut déceler des troubles cardiaques au niveau de la structure et du fonctionnement, des caillots ou des infections qui peuvent être à l’origine d’un AVC.
  • Electroencéphalogramme (EEG) : C’est une méthode d’exploration cérébrale qui mesure l’activité électrique du cerveau par des électrodes placées sur le cuir chevelu afin d’obtenir des renseignements sur les ondes cérébrales qui permettent de mieux comprendre les troubles convulsifs après un AVC dues à l’activité électrique excessive dans le cerveau. L’EEG est un examen indolore et non-invasif.

 

En cas d’AIT :

Les étapes du diagnostic sont similaires à celles suivies pour l’AVC ischémique (voir plus haut). La distinction entre l’AIT et l’AVC doit être établie au moment de l’épisode pour qu’il soit permis de constater si les signes et symptômes sont indicateurs de l’un ou de l’autre et également s’ils sont causés par un « pseudo-AVC » d’origine neurologique, par exemple une crise ou une migraine.

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