Epilepsie

L’épilepsie est une maladie neurologique caractérisée par la répétition.

A voir : « Une enfance en absence »
Un film de Sylvain BOUTTET qui retrace la vie d’adolescents épileptiques au centre d’accueil de Toul ar C’hoat. Ce DVD est en vente sur le site Internet de la société de production.
http://www.candela-productions.fr/Film.php?idFilm=65

A savoir :  A l’occasion de la rentrée scolaire, la Fondation Française pour la Recherche sur l ‘épilepsie rappelle dans un communiqué de presse, les outils essentiels pour optimiser le parcours scolaire de l’enfant avec une épilepsie.
icon-info  Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l’enfant pour éviter l’échec scolaire ?

Il s’agit d’une décharge anormale des neurones. Cette décharge est anormale car un très grand nombre de neurones émettent des signaux en même temps et à la même fréquence, ce qui perturbe le fonctionnement normal du cerveau et explique que la personne ne commande plus son activité. Ce phénomène est brutal et saisit la personne par surprise. Cette crise d’épilepsie est enregistrée sur le tracé de l’électro-encéphalogramme (EEG) qui reflète l’activité cérébrale.

Le plus souvent l’origine est inconnue mais on reconnaît à l’heure actuelle trois circonstances pouvant favoriser l’apparition des décharges anormales des neurones :
1. L’enfance où la maturation cérébrale rend le cerveau plus excitable, car le développement des fonctions cérébrales tout au long de l’enfance se fait par le biais des nombreuses modifications des neurones sur le plan neurophysiologique.
2. Les lésions du cerveau (explorées par l’IRM) : il peut s’agir de malformations congénitales, de séquelles de lésions cérébrales au cours de la grossesse, à la naissance, ou après (méningites, traumatisme crânien, etc.).
3. Les facteurs génétiques : bien que l’épilepsie ne soit pas une maladie héréditaire, il existe de nombreux gènes qui interviennent dans la construction du cerveau. Dans certains cas, il s’agira simplement d’une prédisposition à faire des crises.

On connaît aussi des facteurs qui favorisent les crises : manque de sommeil, anxiété, stimulations lumineuses pour certains, excitants (alcool, drogues), arrêt brutal du traitement antiépileptique, etc. Dans certaines maladies touchant les chromosomes l’épilepsie est plus fréquente.

Les manifestations provoquées par les décharges neuronales dépendent de l’endroit où elles se produisent, à savoir :
• Soit la décharge est d’emblée étendue à tous les neurones et la crise est dite généralisée et s’accompagne d’une rupture de la conscience. Il en existe deux formes :
– les crises convulsives avec chute comme la crise tonico-clonique appelée autrefois « grand mal » ;
– et les crises non convulsives comme les absences.
• Soit la décharge débute dans une région localisée du cerveau et la crise d’épilepsie est dite partielle (ou focale). Le cerveau comporte des zones différentes qui commandent des fonctions différentes ainsi la crise partielle peut provoquer :
– secousses d’un bras et du visage quand la décharge survient dans la zone commandant la motricité ;
– hallucinations visuelles quand elle démarre dans l’aire visuelle occipitale ;
– douleur abdominale, peur, sensation de « boule » à l’estomac, mâchonnements dans l’épilepsie temporale interne ;
– perturbation ou arrêt du langage dans la crise partielle temporale gauche (zone du langage) ;
– accès d’agitation motrice, de comportements incohérents, etc. dans les crises frontales.
Les crises partielles ont presque toujours un début et une fin brusques, ce qui doit faire évoquer l’épilepsie. Une crise partielle peut aussi évoluer en crise généralisée, les signes de début ont une grande importance pour localiser le point de départ.

Dans la majorité des cas, un médicament antiépileptique est nécessaire et suffisant et doit être pris tous les jours, le plus souvent matin et soir. Une dizaine de molécules sont actuellement disponibles chez l’enfant.

Les médicaments antiépileptiques les plus fréquents sont :

  • Gardenal (Phénobarbital)
  • Dépakine (Valproate de Sodium)
  • Urbanyl (Clobazam)
  • Tégrétol (Carbamazépine)
  • Rivotril (Clonazépam)
  • Lamictal (Lamotrigine)

Les épilepsies ont une évolution le plus souvent favorable puisque près de 75 % des jeunes vont voir leurs crises disparaître avec un médicament antiépileptique et l’’arrêt du traitement est envisagé en général après une période prolongée sans crises (2 ou 5 ans selon le type d’épilepsie).
Lorsque les crises ne sont pas bien contrôlées, d’autres troubles peuvent se manifester :

parfois limités :
– trouble cognitif électif touchant la mémoire, ou le langage, ou le dessin et l’écriture ;
– troubles du comportement ;
– déficit neurologique.

ou plus globaux : retard mental, troubles de la relation, troubles majeurs du comportement, etc. qui compromettent les apprentissages et leur socialisation.

Dans les cas d’épilepsies rebelles, on va recourir à l’association de 2 ou plusieurs médicaments, parfois nouveaux et dans certains cas, il peut s’agir d’un traitement chirurgical.

En cas de crise généralisée tonico-clonique, il est nécessaire de freiner la chute puis d’attendre la fin des convulsions pour l’allonger sur le côté en Position latérale de sécurité (PLS), couché sur le côté, tête tournée.
En conclusion, rassurez-vous car la plupart des personnes souffrant d’épilepsie mènent une vie proche de celle des non-malades.

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