Enquête prospective – Dr Stéphane DARTEYRE

L’Association AVC DE L’ENFANT finance le projet de recherche du Dr Stéphane DARTEYRE (Neurologue pédiatre du CHU de Saint Etienne).

Aidez-nous à financer celui-ci et beaucoup d’autres au moyen d’un don !
 

Avancée du projet

Afin de suivre l’avancée de ce projet que vous nous avez aidé à financer voici une brève chronologie :

Septembre 2013 : Appel au don pour participer au financement du projet

Novembre 2013 : Les fonds récoltés sont suffisants pour attaquer l’enquête prospective.

Juin 2014 : Le mémoire est en cours de rédaction, les résultats sont en cours d’analyse. M.Darteyre espère soumettre un article rédigé en anglais durant le courant de l’été.

—————————-

Il s’agit d’une enquête prospective (survey) auprès des neurologues et neurologues pédiatres des pays suivants : France, Suisse, Belgique, Espagne, Italie, Irlande. Ces médecins sont susceptibles d’accueillir et de prendre en charge des enfants âgés de 1 mois à 17 ans avec un infarctus artériel cérébral (IAC).

Ce travail devrait permettre de mieux connaître les pratiques actuelles des neurologues et neurologues pédiatres des pays concernés et amenés à prendre en charge un infarctus artériel cérébral de l’enfant, et déterminer le niveau de connaissance et de mise en pratique (dans cette population de médecins spécialisés) des recommandations internationales existantes.

Il s’agit également d’une étude permettant de valider l’utilisation de l’aspirine dans l’AVC de l’enfant (1 mois à 17 ans). En effet, il a été montré que l’aspirine est un excellent médicament (peut être le meilleur) pour éviter les rechutes d’AVC, en particulier lorsque la cause de ce dernier n’a pas été clairement identifiée (ce qui représente environ la moitié des cas). Comme il n’existe pas de consensus fort au niveau international, beaucoup d’équipes utilisent encore des traitements forts et dangereux à la place de l’aspirine: corticoïdes, immunosuppresseurs.

Le projet consiste à rédiger un protocole d’essai thérapeutique comparant l’utilisation de l’aspirine orale à d’autres médicaments dans la prévention secondaire de l’AVC de l’enfant (traitement après le premier AVC pour éviter une récidive).

A terme, le but est de prouver l’efficacité de l’aspirine lorsque l’AVC n’est dû ni à une cause cardiaque, ni à une dissection des artères cervicales (dans ce cas, on utilise les anticoagulants).

La préparation de ce protocole nécessite d’en savoir plus sur:

– Le vécu de l’AVC par les parents et quels seraient les facteurs qui feraient qu’ils décideraient de participer ou non à un essai thérapeutique au moment de l’AVC de leur enfant.

– L’adhésion qu’auraient les neuropédiatres à un tel projet, qui nécessiterait peut être de changer leurs habitudes de traitement.

En effet, pour qu’un essai thérapeutique marche, il faut recruter suffisamment de patients, et pour recruter des patients en pédiatrie, il faut l’accord des deux parents, et l’implication des médecins qui sont souvent débordés.

L’idée est donc de mettre au point un protocole qui soit basé sur ces réalités de terrain. C’est souvent le défaut des essais conduits chez l’enfant par des laboratoires pharmaceutiques qui ne s’adaptent pas à la réalité de la pédiatrie.

Cette étude sera soumise à l’avis du comité consultatif d’éthique du CHU de Saint Etienne.

Remerciements au Dr Stéphane DARTEYRE,

Merci de votre soutien…

Email this to someoneShare on FacebookTweet about this on TwitterPin on PinterestShare on Google+