Trésor de guerre de Virginie Jouany [Livre]

Trésor de guerre
Éditions des Papillons de Charcot

Préface de Marieke Aucante, journaliste et écrivaine, auteur notamment de Petit frère l’orage chez Albin Michel

Trésor de guerre - Virginie Jouany
Trésor de guerre – Virginie Jouany

Je vous invite à découvrir le livre témoignage de Virginie JOUANY sur son parcours avec sa fille qui a fait un AVC à la naissance :
Trésor de guerre.

« On a commencé comme tout le monde, en faisant l’amour. Mais rien, toujours rien. Quand j’ai appris qu’on ne pourrait pas avoir d’enfant, ce fut la fin du monde. Alors a débuté mon combat pour la vie : une FIV, et puis deux, trois… jusqu’au jour où l’être tant désiré était là, dans mon ventre. Comme toutes les futures mamans, je rêvais d’un bébé en bonne santé. Je n’ai voulu prendre aucun risque, je n’ai accouché ni sur l’autoroute, ni avec les dauphins, mais docilement à l’hôpital. Là, tout s’est très mal passé. Neuf mois plus tard, à cause des images du scanner, on a découvert que mon bébé avait une cicatrice au cerveau, conséquence d’un accident vasculaire cérébral à la naissance. Le ciel me tombait sur la tête. Alors a démarré un autre combat pour la vie, contre la maladie et le handicap. C’est l’amour qui m’a poussé à écrire cette histoire : le parcours hors norme d’une mère et sa fille. Une bataille au quotidien, menée main dans la main »… Virginie Jouany

Site : http://www.virginiejouany.net/

Merci à Ariane et Virginie pour ce témoignage…

Nota : Présentation de l’éditeur

« Le récit de Virginie Jouany est remarquablement servi par une écriture toute de musicalité. Elle nous livre le tableau de ces terribles années qu’elle a vécues sur une mélodie cantabile, douce, insistante, dont les notes continuent à nous poursuivre bien après la lecture. Pas de gravité, les notes sont légères parfois, et c’est vers un magnifique message d’espoir et de vie que sa mélodie nous conduit, l’air de rien.

« De ce Trésor de guerre, je veux retenir ce qui en constitue, selon moi, la clé: l’énigme.
« L’énigme de la cause, d’abord, qui va pousser la narratrice à vouloir, à tout prix, comprendre, et la maintenir dans l’ombre de la non-acceptation d’une vérité trop cruelle.
« Puis vient le désir de sortir de l’ombre, de renoncer à comprendre. L’énigme est toujours là, mais posée autrement: non plus celle de la cause, mais celle de la différence, avec sa réponse: faire face au jour le jour, l’air de rien. Entre ombre et lumière.
« L’acceptation, c’est finalement d’Ariane elle-même qu’elle va venir, et d’une équipe soignante – enfin – compétente dans ce désert médical. C’est Ariane, et elle seule, qui détient la clé de l’énigme, au fil de ses progrès, de son ouverture au monde, de l’ouverture de son petit poing droit. Le fil d’Ariane… et la lumière, la vie, enfin.
Et c’est en suivant ce fil que peu à peu va se libérer la parole: au karaoké géant – le jeu s’appelle “N’oubliez pas votre langue” – rêvé par la narratrice, épisode capital du récit, vient répondre ce Trésor de guerre, celui dont Virginie Jouany dit elle-même “Maintenant que j’abandonne l’idée de tout comprendre, j’ai ouvert les vannes de la parole” (Epilogue).

« A l’image de ce karaoké géant, le jeu est le parti-pris narratif choisi par Virginie Jouany. Le lecteur est plongé dans un vaste jeu de société, une sorte de Cluedo à l’échelle d’un village et de ses environs, mais à la différence qu’il ne s’agit pas d’un meurtre à élucider, mais d’un labyrinthe dont il faut trouver l’issue, où la narratrice gomme tous les repères: géographiques, temporels, avec beaucoup d’humour parfois, notamment dans le nom dont elle affuble ses personnages.

« Le jeu ne s’arrête qu’une fois levé le rideau rouge qui sépare l’espace familial du commerce et du monde extérieur au drame qui s’y noue, signant la réconciliation entre l’intérieur et l’extérieur, là encore le passage à la lumière, le dénouement ».

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